Mais où sont alors les programmeurs?



OÙ SONT EN EFFET PLANTÉS LES PROGRAMMEURS DE PROVENANCE INDIENNE, QUE COMPTAIT ATTIRER L’ANCIEN GOUVERNEMENT SOCIO-DÉMOCRATE EN ALLEMAGNE?

Déjà en 2007, le débât allemand sur une « carte verte » pour les spécialistes en informatique ne reposait que sur des bonnes espérances. Or, l’actuel gouvernement conservateur oublie toujours de poser des questions fondamentales.

Aux yeux de Sijata Banerjee, expert allemande d’origine indienne, l’ancien gouvernement de Gerhard Schröder (SPD) commettait à l’epoque l’erreur de borner la discussion sur les seuls coûts salariaux en Allemagne – au lieu de considérer aussi un éventuel retour des experts étrangers dans leur pays d’origine.

Sijata Banerjee

Sijata Banerjee

Lors d’une manifestation des « Wirtschaftsjunioren » en février 2008 à Schwäbisch Hall, l’entraîneur multiculturel avait pointé le fait que l’Allemagne regardait seulement les déficits du marche du travail national. On ignorait parcontre les eventuels besoins des travailleurs indiens.

UNE AUTRE VISION DU QUOTIDIEN

Banerjee: «Les hommes politiques n’ont pas demandé quelle serait la motivation de ces meilleurs professionnels d’entrer dans une entreprise allemande.»

Le ministre allemand libéral, Rainer Brüderle, vient de souffler sur les braises refroidies, proposant en août 2010, un payement d’accueil pour les experts étrangers. Une telle prime pour les travailleurs étrangers qualifiés ne béneficie pas du soutien de la chancelière allemande, a dit Angela Merkel.

À parler avec une personne dont les parents ne viennent pas de l’Allemagne, tout interlocuteur va constater que les jeunes Indiens, par exemple, se sentent lieés à un contrat plus fort entre les générations: Les parents en Inde ont investi des dizaines d’années dans la formation des enfants; ils escomptent alors une grande fidélité et, peut-être, même de nouvelles membres de la famille…

FRANCFORT N’EST PAS BANGALORE

Les Indiens qui travaillent en Europe souffrent souvent de solitude et ne comprennent pas l’individualisme qui est si chère aux Européens. En Inde, on est habitué à une grande variété de contacts familières et professionnelles.

Un poste en Allemagne? Les jeunes programmeurs de Bangalore peuvent bel et bien se poser la question : Qu’est-ce qu’on obtient en revanche? Sujata Banerjee: « Ce travail de sensibilisation par le gouvernement allemand n’a pas eu lieu. »

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