La France prétend suivre l’exemple allemand


BRUXELLES VA ADOPTER LA SEMAINE PROCHAINE UNE NOUVELLE STRATÉGIE POUR LA RECHERCHE ET L’INNOVATION. UNE IDÉE PRIME PARTOUT: LES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DOIVENT JOUER UN RÔLE IMPORTANT.

Toutes les gouvernements nationales en Europe ont déjà redoublé leurs efforts dans le domaine. Or, le niveau d’innovation générale des entreprises françaises est censé toujours insuffisant. Les PME ont besoin d’aide spéciale pour accroître leurs taux d’exportation, disent les statistiques. En chiffres, la France se trouve nettement derrière l’Allemagne et l’Italie. Par conséquence, Paris se montre motivé à investir davantage dans la recherche et le développement.

LA FRANCE EN TRAÎNE

Investir davantage? Ou investir autrement? Au jour, les investissements pour la recherche et l’innovation s’élèvent à 2 pour cent du BIP français. Pour aider ses PME plus compétitives, Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat au Commerce et aux Petites et Moyennes entreprises, fait le louange des brevets délivrés par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et des Crédits d’Impôt Recherche: « Ils sont des outils importants pour améliorer l’innovation dans les PME. »

Le Comité Richelieu, une association des PME français, vient de publier à son tour une étude qui s’exprime en faveur d’un Crédit d’Impôt pour la recherche (CIR) spéciale. Il réclame un « Small Business Act » en soutenance des Petites et Moyennes entreprises.

« IL MANQUE UNE VISION COMMUNE »

Et la Confédération Générale des Petites et Moyennes entreprises (CGPME) partage ce point de vue. À côté du Crédit d’Impôt qui serait un problème de manque d’information, elle ajoute l’urgence de mieux concerter les différents acteurs petites et grandes de l’innovation: « Il manque une vision claire pour les PME ».

Selon la CGPME, les difficultés pérennes d’imposer un brevet communautaire en Europe, confortent parfaitement cette diagnose: « Quand une PME réalise une seule demande de dépôt de brevet par an, une grande entreprise en réalise plus de huit sur la même période. »

Anna Maria Heidenreich, expert de l’Association allemande des Chambres de l’industrie et du Commerce (DIHK), ajoute que la bureaucratie excessive reste, en Allemagne, le problème principal pour les petites entreprises innovatrices. Elle réclame aussi des allègements nationales pour les investisseurs étrangers en capital risque.

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